Les usages des tablettes et smartphones, dans un contexte de consommation télévisuel second écran, prennent de l’ampleur mais évoluent aussi sans cesse.

En ce début d’année 2014, il est intéressant de faire le point sur le phénomène du second écran. C’est ce qu’ont fait les professionnels du milieu. En marge du CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, s’est tenu le sommet du second écran, un événement organisé par la « 2nd Screen Society ». Voyons les constatations de ces professionnels du genre.

L’expérience second écran est en constante évolution et encore mal cernée par les professionnels de la télévision. Les utilisateurs sont de plus en plus nombreux et passent de plus en plus de temps sur leurs écrans mobiles et les utilisations sont diverses. Selon la 2nd Screen Society, 97% des américains sont adeptes du multi-tasking sur plusieurs écrans. Les tablettes et smartphones sont utilisés tant pour améliorer l’expérience télévisuelle que pour visualiser du contenu proprement dit. 40% des vues Youtube viennent des mobiles. Tout indique que les performances du second écran grimpent, et la 2nd Screen Society prédit même que le second écran deviendra le premier d’ici peu de temps.

Mais les avis rapportés par le site Meta-media sur la question sont divergents. Lors de cette conférence, certains émettent l’avis que la télévision restait l’écran principal de part les revenus qu’il engendre, sa taille mais aussi son utilité principale : le visionnage de contenu. Alors que le second écran sert à l’interactivité. Pour d’autres, la place qu’occupe l’un ou l’autre écran dépend de beaucoup de variables, comme l’usage, la situation ou encore le contenu proposé. Il n’y a donc plus un premier et un second écran, mais deux écrans dont l’importance varie selon les usages.

On note également que les professionnels de la télévision ont compris l’importance d’être présent sur ces supports afin de susciter l’engagement du public. La social TV explose et les contenus dédiés se multiplient. Les productions télévisuelles liées à un contenu second écran ne cesse de se développer. L’interactivité est travaillée en amont des émissions mais aussi en aval. Le marché grandit mais le problème actuel, notamment soulevés par les conférenciers, est celui de la monétisation du modèle.

A l’heure actuelle, les applications ne rapportant pas en soit de par leur gratuité. Mais les recherches de la 2nd Screen Society ont même indiqué que 66% des américains disent préférer surfer sur le site des chaines plutôt que de télécharger l’application dédiée. Il est primordiale pour les chaines de développer des sites internet qui soit « responsive », et donc adaptés aux mobiles et tablettes.

Les annonceurs restent alors la principale source de revenus. Malheureusement ceux-ci restent frileux à produire des campagnes sur ces écrans secondaires. Les rentrées d’argent restent le fait de la télévision malgré la présence de plus en plus massive du public sur les tablettes et smartphones. Même si les revenus générés par le marché du second écran sont en augmentation, l’apport reste additionnel.

La preuve de l’engagement du public envers le second écran est la clé du développement des marques dans cet univers parallèle. Or il est encore difficile d’évaluer la portée des publicités second écran lorsque l’on sait que les « ads blockers » biaise l’expérience publicitaire.

Toujours selon la Second Screen Society, le marché du second écran sera plus que rentable dans les années à venir. L’écosystème qu’est le monde du second écran continue de croître et son modèle économique avec lui.

 

comments

Catégorie:

Générale

Mots-clefs:

  • Facebook(0)