verrine mangeable

Innovation ne rime pas forcément avec technologie. L’innovation se cache aussi là où on l’attend moins, comme dans l’alimentation. C’est le cas avec cette jeune start-up montoise, Do Eat, qui s’est lancée dans la conception de verrines mangeables ! Hélène Hoyois et Thibault Gilquin ont développé leur entreprise l’an dernier, Hélène revient, pour nous, sur son expérience.

Les deux jeunes étudiants en arts ont eu l’idée originale de créer des plats comestibles. Hélène raconte : « Thibault devait réinventer le plateau repas pour ses cours. Un soir devant la télé, on n’avait pas envie de faire la vaisselle et c’est là que nous est venu l’idée.»  A cet instant, le concept n’est encore qu’un projet scolaire. Ce n’est qu’après leurs études qu’ils développent  : « Do eat ».  

Premiers pas dans l’entrepreneuriat

Dans un premier temps, Thibault et Hélène se tourne vers la Maison du Design de Mons afin d’y trouver le soutien et l’aide nécessaire à la création de leur activité… qui à l’époque n’avait rien avoir avec les verrines. Mais c’est là que l’idée des plats comestibles leur revient en mémoire. « Nous devions revoir le concept parce que le projet de base n’était pas concluant ». 

DoEatlogo

Fort de leur projet, les deux jeunes n’attendent qu’une chose se lancer. Par hasard, ils découvrent le programme Nest’up, un accélérateur de start-up. « Nous aimons les défis, nous avons donc décidé de participer. Et nous avons finalement été sélectionnés pour faire partie des 6 finalistes. »

Une expérience qui leur a été bénéfique. « Nous n’avions pas de connaissance dans l’entrepreneuriat. Nest’up nous a tout appris. Nous avons été coachés pendant 3 mois et encore aujourd’hui  certains coaches continuent de nous suivre. »  Ils ont aussi gagné en visibilité. Leur projet a été mis en avant grâce au réseau médiatique de Nest’up.

Mais l’expérience leur a surtout permis de débloquer des fonds. «Sans les investissements que nous avons reçu, je ne pense pas que nous aurions pu réaliser tout cela. Créer son entreprise demande beaucoup de ressources », nous confie Hélène.

La peur du vide

L’aventure « Do Eat » a démarré sur les chapeaux de roues, mais Hélène reconnait que se lancer à son compte n’est pas de tout repos et apporte son lot de frayeurs. « J’avais peur de me lancer dans le vide, mais à deux  c’est plus simple, on se soutient mutuellement », dit-elle, « Quand l’un de nous à un coup de blues l’autre est là». De plus, Hélène et Thibault ne vivent toujours pas de leur activité. « C’est difficile parce qu’on n’a pas encore de revenu. Mais on arrive à gérer avec l’aide de la famille. »

Malgré les désagréments liés au lancement de leur start-up, Ils en retirent beaucoup : « C’est chouette parce qu’on a créé notre emploi, on apprend beaucoup et chaque jour est différent ». L’aventure n’a commencé que depuis quelques mois et Hélène ne regrette pas. Elle fait un bilan très positif des débuts de Do Eat : « Ce n’est que du bonheur car c’est très enrichissant et en plus le produit a du succès ».

Créer son activité n’est pas de tout repos, cela demande du temps et de l’argent. Mais finalement, quoi de plus gratifiant que de vivre de sa passion.

Retrouvez ici le site internet de Do Eat : http://doeat.com/

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